Le mot du président

Together to go further

Juin 2014 : naissance de NEOMA ALUMNI

Issue de la fusion de RBS Alumni et RMS-Network, NEOMA ALUMNI regroupe l'ensemble des 60 000 diplômés et étudiants de NEOMA Business School, tous programmes confondus (MGE, Sup de Co, Cesem, MBA, Sup Tg, Téma, Distech, Masters).

"Tout commence pour un nouveau cycle."

Une vision des écoles de commerce, de la fusion, du réseau des diplômés.

Vision du marché des écoles de commerce aujourd’hui

Tout d’abord, une fois n’est pas coutume, il faut se réjouir de l’excellente tenue des écoles de commerce françaises dans les classements internationaux. On entend souvent que les français sont fâchés avec l’économie et les entreprises mais les écoles de commerce sont les seules formations de l’enseignement supérieur français qui figurent, en nombre, aux meilleures places internationales.

Ce n'est ni le cas des écoles d’ingénieurs ni des universités. Nous sommes bien en face d’un fleuron ! Ce sujet est d’autant plus intéressant que ces écoles ont été pour la plupart créées par les chambres de commerce en substitution de l'Etat qui n’accordait pas d’importance à ce type de formation au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Le point faible principal est, en fait, qu’en vingt ans le monde des écoles de commerce est devenu un véritable marché concurrentiel au niveau mondial. Il y a aujourd’hui plus de 12 000 écoles de commerce dans le monde dont 1 000 rien qu'en Afrique ! Le pays au monde avec le plus de formation de ce type est l'Inde.

Elles doivent donc combattre dans ce contexte. L'environnement français n’est pas en cela  aidant. Les restrictions françaises sur les visas pour les étudiants est un repoussoir alors que ces écoles recherchent les meilleurs étudiants dans le monde. De même, le système fiscal français n’aide pas à attirer les meilleurs professeurs ou chercheurs.

Les défis pour nos écoles

Très bien classées au niveau européen, les écoles françaises disparaissent au niveau mondial. S’adapter à cette compétition internationale est l’enjeu de ces écoles. Les 5 à 10 prochaines années vont voir apparaître une structuration du marché en au moins 3 groupes : les écoles de classe européenne voire mondiale (5 maximum je pense), les écoles d’envergure nationale (10/15 maximum) et les autres qui auront vocation à former du middle management pour un bassin d’emploi local ou un secteur économique donné - historiquement d’ailleurs la vocation de ces écoles à leur création. Pour celles qui voudront ou pourront jouer dans la cour internationale l’enjeu sera la taille critique car la concurrence internationale est à trois niveaux.

Tout d’abord, concurrence sur les candidats, l’enjeu étant de faire venir des talents internationaux. Ensuite, concurrence sur les professeurs chercheurs avec un véritable "mercato" au niveau mondial. Enfin, concurrence au niveau des entreprises pour toute la partie "executive education". Seules les écoles d’une taille minimum (75 millions d’euros de budget, 200 professeurs, 3 accréditations, au moins le tiers de ses étudiants internationaux) pourront prétendre – sans en avoir la garantie – au niveau européen. Les écoles de commerce sont bel et bien un marché concurrentiel du talent tant des étudiants que des professeurs.  C’est clairement l’enjeu de ce rapprochement entre RMS et RBS.

Les  moyens pour les relever

Trois dimensions me paraissent essentielles pour y arriver. D’une part, avoir une vraie stratégie de développement qui n’est pas uniquement le classement ou l’accréditation mais la vision et mission que se donne l’école. La stratégie d’alliance, le mode de développement international, un axe de différenciation en termes de sujets sont des exemples de stratégies de développement.

D’autre part, le développement des financements sera fondamental. Le soutien public reste faible pour nos écoles et les frais de scolarités des programmes grandes écoles ne sont pas extensibles à l’infini. Le développement de la partie commerciale destinée aux entreprises, le renforcement des fondations alimentées notamment par les diplômés (base du succès des universités américaines … Harvard a en caisse plus de 20 ans de budget d’HEC), le succès de MBA internationaux sont des pistes. Enfin, l’ouverture de la gouvernance sera aussi le grand chantier de la décennie.

La fusion des deux écoles RMS et RBS est une bonne chose

Oui, la fusion est une excellente nouvelle car elle permet à nos écoles d’atteindre cette taille critique minimum pour pouvoir prétendre jouer dans la cour des grandes institutions européennes. C’était donc une étape clé. Mais ce n’est pas un aboutissement c’est un début.

Tout commence pour un nouveau cycle de développement et la tâche à relever par l’école est d’envergure. Il y a aura peut-être dans le futur d’autres alliances, d’autres rapprochement mais très clairement ce qui s’est passé au printemps 2013 était le plus important événement pour RMS depuis sa création en 1928. En cela la direction de l’école et je remercie pour cela personnellement François Bonvalet, a toujours, très tôt, impliqué les diplômés. Nous avons fait une première réunion de travail sur le sujet en 2007 avec les deux DG et mon homologue rouennais, Vincent Coutard  prédécesseur de Marc-Antoine Jarry.

Nous avons été très impliqués dans les groupes de travail sur la fusion entre février 2012 et mars 2013 avec un enjeu particulier sur le choix de la marque. Il est clair, et cela a toujours été dit et je le redis, que le réseau des diplômés soutient cette initiative et apporte son appui à Yves Bénard, le président de la nouvelle école et Frank Bostyn, le nouveau directeur général et son équipe, pour réussir. Leur succès sera la garantie de la valeur de nos diplômes.

Notre rôle est d’être vigilant

Les diplômés ont deux sièges dans la gouvernance de l’école, c'est bien pour faire entendre nos messages qui se veulent constructifs pour l'école. A titre d'exemple, à Reims comme à Rouen les représentants des diplômés se sont abstenus sur les statuts de la nouvelle école notamment car la gouvernance de la future institution était trop conservatrice : peu d’international, peu de place aux entreprises en dehors de l’ancrage territorial local, très peu féminisé, pas de professeurs, etc.

Bref le contraire de ce que recommandent tous les accréditeurs et autres observateurs et surtout à l’opposé des bonnes pratiques des institutions européennes ou américaines. Le changement arrivera dans quelques années car la "spécificité" française ne sera pas éternelle mais cela a été une occasion ratée de modernisation. C'est dommage. Nous nous sommes donc abstenu pour cela, ce qui ne refroidi en rien notre enthousiasme mais démontre un soutien exigeant et en bonne intelligence.

La fusion des associations de diplômés RBS Alumni et RMS-Network

Les raisons sont évidentes. Pour l’école, c’est un argument fort pour les admissibles de 2013. Il était de notre responsabilité de ne pas priver notre école d'un argument aussi fort que le réseau unique. L'expérience de nos associations a démontré ce que la théorie des réseaux nous enseigne : la valeur d’un réseau est égal au carré de ses membres et 48 000² c’est tout de même 4 fois mieux de 24 000² si on suit cette règle.

Au-delà de l’aspect quantitatif, nos discussions pendant un an nous ont vite montré que, non seulement, nous partagions les mêmes valeurs et la même vision sur l’avenir du réseau mais aussi que nous avions des vrais complémentarités. RMS-Network apporte son maillage des réseaux avec les tribus, son site Internet et l’animation des réseaux sociaux. RBS Alumni apporte son modèle économique de la cotisation à vie pour les étudiants, une belle pratique CareeR CenteR et une présence sur le campus plus forte que la nôtre. Bref tout cela était naturel.

Une fusion par étapes

L’association unique a été créée et déposée mi-avril 2013. Les fondateurs sont les 46 membres des conseils d’administrations des associations de diplômés. Une fois ceci fait, les conseils d’administration des deux associations historiques ont débuté un travail qui va prendre environ un à deux ans pour harmoniser l’ensemble des sujets clés (processus de gestion, annuaire, site web, CareeR CenteR, animation, modèle économique).

En septembre 2013, nous avons réalisé une Université d’été des animateurs des deux réseaux une journée au vert pour travailler sur la vision de l’association unique des diplômés à horizon 10 ans. L’idée est de ne pas se contenter de faire 1+1=2 mais bien d’avoir une feuille de route pour aller encore plus en avant. La fusion des réseaux permet de franchir plusieurs étapes mais nous ne devons pas nous arrêter en si bon chemin, il faut viser une plus grande excellence.

Au 2e trimestre 2014, nous avons organisé classiquement l’Assemblée Générale Ordinaire pour vote des comptes et rapport moral 2013 de nos 2 associations et en même temps  Assemblée Générale Extra-ordinaire de dissolution de RMS-Network et RBS Alumni au profit de l’association unique dans un processus simultané soit un principe de dissolution-création. A partir de là, il n’existe plus qu’une association unique NEOMA ALUMNI disposant de tous les actifs des anciennes associations (base de données annuaire, membres à vie, contrats de travail, etc.).

Le 31 décembre 2014 s'est clôturé le 1er exercice complet de la nouvelle association d’une durée exceptionnelle de 18 mois et au cours du  1er semestre 2015, s'est tenue l'AGO de validation des premiers comptes de l’association et renouvellement du conseil d’administration.

Le bilan des dix dernières années

Une formidable aventure humaine et des résultats, je pense qu’on peut le dire sans hésiter, vraiment significatifs. Ceux qui ont été diplômés avant les années 2000 apprécient la différence, même s’il y a encore des progrès à faire. Je ne dis pas que tout est parfait loin de là. Nous moyens sont limités en tant qu’associations et nous comptons sur le travail des bénévoles pour avancer ! Les clubs professionnels, le site web, la revue, l’annuaire papier, le CareeR CenteR, sont des exemples concrets de la valeur que nous avons créée.

Je vous donne quelques chiffres. Nous avons mis sur pied un véritable maillage du réseau avec plus de 100 tribus par clubs professionnels, par régions, par pays, par entreprises (firm manager) et par promotions. Ce maillage permet d’avoir près de 370 évènements du réseau par an. Sur la dimension internet, nous proposons l’annuaire en ligne, les offres d’emplois (20.000 cette année) et même le vote en ligne pour les assemblées générales. Plus de 12.000 visiteurs uniques  s’y connectent chaque mois.

Le CareeR CenteR a aidé plus de 4.000 diplômés dans les différentes étapes de leur carrière professionnelle.  Nous avons aussi une forte politique éditoriale (les annuaires annuels de plus de 500 pages chacun, les numéros de Chorus et Planet’R, les newsletters, etc.

Ces succès ont été remarqués par la presse avec près de 300 retombées presse mettant notre réseau dans le Top des  réseaux français notamment pour ses innovations.

Un travail d’équipe

Nous avons tout d’abord des permanentes (Alexandra Chauvin, Marie-Françoise Delaporte, Mathieu Chérubin, Marion Morato et Marie-Lise Trochu) qui assurent la continuité que nous, bénévoles, ne pouvons assumer du fait de notre job en parallèle. Ensuite, ce travail dans la durée est aussi le fruit de l’engagement des autres bénévoles. Je le répète, le succès de nos associations est le résultat de l’engagement de plus de 400 bénévoles différents au cours des dix dernières années.

Notre engagement

Dans les statuts de la nouvelle association,  nous avons personnellement tenu à mettre une limitation aux nombres de mandats. Beaucoup d’association, notamment d’anciens, sont pénalisées par des personnes qui s’estiment indispensables et élus à vie. Il faut se préserver de cela et favoriser le renouvellement. C’est à la fois bon pour le dynamisme mais aussi pour la capacité d’innovation du réseau.

Nous avons constitué un bureau de transition pour la nouvelle association qui a couvert la phase de transition jusqu’à la première AGO de la nouvelle association. Ce bureau été composé côté RMS d’un dénommé Jean-Michel Huet, d’Eddy Topalian et d’Adeline Simon et côté rouennais de Marc-Antoine Jarry (président des alumni de Rouen), Edouard Bucaille (VP et trésorier) et Anne Aubrun (secrétaire générale). Nous avons assuré ensemble cette phase de transition pour mettre la nouvelle association sur de bonnes rails puis nous laisserons très bientôt la place à de nouveaux bénévoles qui auront déjà fait la preuve de leur engagement pour le réseau. Afin de montrer que c’est un travail en parfaite symbiose entre les diplômés de Reims et de Rouen, Marc-Antoine et moi avons assuré durant cette phase de transition la Co-Présidence de cette nouvelle association de diplômés, Adeline et Anne en étant vice-présidentes, Eddy et Edouard co-trésorier.

Aujourd'hui, depuis l'AGO de juin dernier (2015), nous retrouvons toujours un bureau mixte : Jean-Michel Huet (président), Edouard Bucaille (trésorier), Anne Aubrun, Adeline Simon, Antoine Baras et Franck Pignède (vices présidents).

Vision de l’association des diplômés dans 10 ans

En dehors de continuer la dynamique actuelle, ce qui n’est pas mince affaire et jamais gagné à l’avance, nous pensons que l’association à trois défis de développement. Tout d’abord renforcer le réseau à l’international, ensuite la capacité à proposer des services à toutes les populations quel que soit le programme et la promotion, enfin renforcer sa part de voix dans la cité, la dimension think tank voire do tank que doit avoir une grande association de diplômés.

                                         
Jean-Michel Huet (MGE 97)
Président NEOMA ALUMNI

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