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Joseph Fargialla (CESEM F/D 2012), Junior ERP Consultant chez TSO, Nuremberg

  • 19 juin 2015
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  • Catégorie : Portraits d'alumni
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  • Auteur : Léa Wajnsztok
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Joseph Fargialla (CESEM F/D 2012), Junior ERP Consultant chez TSO, Nuremberg

Joseph, dans quelle ville travaillez-vous et depuis combien de temps ?

Je travaille à Nuremberg, dans le Nord de la Bavière, plus précisément Moyenne-Franconie! Les franconiens sont très patriote et tiennent à la distinction Bavière / Franconie ! De façon assez amusante cela provoque également les bavarois vouloir se distinguer des franconiens. En bref, une culture régionale bien présente qu’il a aussi fallu comprendre et apprendre afin de s’intégrer. Après le CESEM j’ai décidé de poursuivre mes études en master. Issue du programme franco-allemand, et qui plus est de ceux qui commence avec leur cursus par le pays partenaire, l’Allemagne me paraissait le plus évident et surtout, grâce à mon diplôme allemand je pouvais m’inscrire dans les universités allemandes comme n’importe quel des étudiant nationaux.

J’ai donc fait un Master en économie gestion avec spécialité Personal and Leadership à l’université Otto-Friedrich Universität Bamberg. Bien entendu l’intégralité du master était en Allemand. Après 3 ans de master, soldé par un mémoire sur les ERP et leur impact sur la performance des petites et moyennes entreprises, j’ai trouvé un poste d’ERP Consultant dans la nouvelle filiale de TSO Data à Nuremberg. J’ai commencé en Novembre 2015, donc très récemment.

Quel est votre poste et quelles sont vos principales missions ?

Ma fonction dans l’entreprise est donc Junior ERP Consultant. Nous accompagnons nos clients dans l’implémentation, la maintenance et les upgrades de leur ERP Microsoft Dynamics NAV (toutes versions). A cela s’ajoute les modules complémentaires soit développé par des partenaires (comme LS retail par exemple pour les web shop et caisse virtuelle) ou bien un module spécialisé pour la branche vente en gros et vente par correspondance (type Amazon). Pour ma part je suis spécialisé sur les modules de comptabilités. J’accompagne donc les services comptabilités de nos clients dans leurs projets IT.

Mes missions principales sont donc le conseil de nos clients dans leur implémentation. Il s’agit tout d’abord de comprendre leur process de travail afin de les répliquer dans l’ERP. Par ailleurs il s’agit soit d’adapter l’ERP aux process clients soit plutôt d’adapter les process clients aux capacités de l’ERP. Une autre missions est évidemment l’organisation et animation de workshop et de sessions de formation des utilisateurs finaux ou bien des utilisateurs clefs (souvent le top management ou responsable de service).

Comment avez-vous décroché votre poste actuel ?

J’ai trouvé l’annonce sur stepstone.de. Je dois bien avouer que je n’ai trouvé quasiment aucune offre sur notre réseau. Ma recherche était ciblée sur Nuremberg où je voulais rester. J’ai en fait à peine cherché une semaine car je n’ai envoyé que 4 CV et TSO m’a pris assez rapidement, du coup mes recherches dans notre réseau n’était pas non plus très extensive mais de ce que j’en ai vu, il n’y avait pas beaucoup d’offre pour Nuremberg (ou l’Allemagne de façon générale).

Quels conseils donneriez-vous à un(e) diplômé(e) qui souhaite trouver un emploi et s’installer en Allemagne ? (conseils pratiques, comment postuler, démarches…)

  • L’Allemagne, peut être encore plus que la France, est un pays de paperasse. C’est à dire que lorsque l’on postule on envoie tous les documents possibles: CV, lettre de motivation, Certificat de stage, certificat de langue (type TOEFL, soit dit en passant le TOEIC très méconnu ici), Baccalauréat, diplômé etc... Dès le premier contact il est important d’envoyer tous les documents pertinents. De plus les notes comptent! Alors évidemment pas pour tout le monde mais si on s’adresse à l’automobile, Bosch, Siemens etc... Les notes obtenues durant les études peuvent être un point de sélection.
  • Ce n’est pas un mythe, la ponctualité à la minute près est évidemment de mise. Pour ma part j’ai par exemple repéré les lieux la veille de mon entretien pour être sûr de trouver le jour J !
  • Les allemands sont pragmatiques, ils attendent des réponses précises et concrètes. Il n’est que rarement utile de « lire entre ligne », C’est d’ailleurs une des plus grandes différences entre nos cultures. Ils disent ce qu’ils pensent et pendent ce qu’ils disent. Il n’y a pas de demi-mots, d’euphémisme, de nuances ou de sous-entendu. Cela nous amène d’ailleurs souvent à les trouver un peu rustre ou sec. Ils sont en fait très sincères et de ce fait parlent toujours vrai.
  • De retour à vos questions! Pour postuler (et cela est vrai dans tous les pays) il faut écrire un CV propre, clair et précis mais surtout une vrai lettre de motivation. Ma technique personnelle est tout d’abord d’écrire un brouillon comme si j’écrivais à un proche. Pourquoi est-ce que je postule? Ensuite après avoir rayé les choses qui ne sont pas politiquement correct (type « c’est vachement bien payé! ») je résume par des bullet points les différents point que j’aborde. Puis je les organise en un tout clair et logiquement enchainé puis je rédige avec le vocabulaire approprié. Il est bien sûr évident s’il on veut travailler en Allemagne de maitriser solidement la langue. La lettre de motivation ne doit surtout pas laisser apparaitre que vous n’êtes pas un native speaker. Au niveau delà de la lettre cela n’intéresse personne. Ensuite sur le CV il est écrit langue maternelle et nationalité. Si la RH est une personne normalement constituée elle comprendra d’elle-même !
  • A propos de la maitrise de la langue, cela est un point très important. Mais on a de la chance l’Allemagne est un pays ou la vie est moins cher (sauf à Munich et Hambourg ou c’est très comparable à Paris). On peut donc se loger en coloc pour 300€ / 400€ par mois. Donc si on est un peu léger niveau langue, rien n’empêche d’aller habiter en Allemagne et de chercher un job directement sur place. Evidemment il faut pouvoir se le permettre mais si le but est vraiment d’aller s’expatrier en Allemagne, il faut voir cela comme un investissement.
  • Autre conseil a ceux qui s’installent en Allemagne. Attention l’état et l’église (protestante) ne sont pas complètement séparés comme chez nous. Donc lors de votre inscription dans la ville, ils vous demanderont votre religion. Non pas pour savoir en quoi vous croyez mais pour savoir si vous êtes rattaché à une église et pour vous faire payez l’impôt correspondant. Et en Allemagne les catholiques sont généreux! Alors attention si vous ne voulez pas vous retrouver à payer un denier a l’église catholique allemande il faut dire à l’employé de mairie que vous ne déclarez aucune religion. C’est très difficile de s’en sortir. Et pour les catholiques il ne s’agit pas de renier sa foie mais de déclarer ne pas être membre de l’église catholique allemande. Donc pas de cas de conscience !

 

Globalement, que tirez-vous de votre expérience en tant que diplômée vivant et travaillant en Allemagne ?

De façon générale l’Allemagne est un super pays, la Bavière l’une des meilleures régions ! Le niveau de vie est bien plus élevé qu’à Paris par exemple. Par niveau de vie j’entends les standards de qualité. Deutsche Qualität, ça n’est pas qu’une pub! Tous les appartements que j’ai visité ou vu (dont ce de mes amis ici) sont tous bien plus grand, de bien meilleur qualité que tous ceux que je connais à Paris (je suis parisien d’origine j’ai donc pleins d’amis la bas pour comparer). De plus les salaires (à notre niveau d’embauche) sont également un peu plus élevés. Je gagne 3300€ brut par mois ce qui fait 2105€ net par mois, MAIS l’impôt sur le revenu est déjà prélevé. Donc c’est de l’argent de poche pas besoin de provisionner. Et par ailleurs en comparaison avec mes amis ici je gagne ma vie parfaitement dans la moyenne.

C’est donc un salaire standard. Au-delà de l’aspect matériel la culture est très surprenante, bien plus complexe qu’on ne l’imagine. S’il est pénible d’être toujours aussi à cheval sur les règles, les allemands sont toujours prêts à aider! De plus de façon générale ils sont très fiables. En revanche leur administration se noie sous la paperasse et leur côté fédérale fait que d’une ville à l’autre il faut faire changer sa carte grise, changer sa banque car le réseau peut ne pas être nationale (la Sparkasse -caisse d’épargne- par exemple n’a pas de réseau national). Il faut faire les démarche en temps et en heure, par exemple s’inscrire dans sa ville, payer la redevance TV même si l’on ne possède pas de TV… son assurance maladie... etc… La culture administrative allemande fait qu’il doit exister une règle pour tous les cas de figure, ils ne sont pas à l’aise avec le cas par cas… du coup il existe des millions de règles officielles pour tout et n’importe quoi… par ex avant hier c’était un jour férié et je voulais aller laver ma moto... impossible, on n’a pas le droit de laver un véhicule à la station un jour férié à cause des nuisances sonore (je crois)… bref.

Une autre chose, hormis Munich-Berlin-Hambourg-Frankfort, l’Allemagne est un pays de ville moyenne.

Auteur :
Léa Wajnsztok

Staff
  • Allemagne
  • TSO

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