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Soit dit en passant de Woody Allen, aux Éditions Stock

Les NOEMES - Club littéraire

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24/11/2020

Chaque mardi, le club littéraire des NOEMES se propose de piquer votre curiosité autour d'un ouvrage, écrit par l'une des plumes de notre réseau, mais pas que...


Soit dit en passant de Woody Allen, aux Éditions Stock


Premier Roman Ouvrage AlumnusNouvelleAutre


Voici la biographie totalement autorisée d’Allan Stewart Konigsberg – alias Woody Allen – puisqu’elle est rédigée par la personne en question. C’est un ouvrage qui a eu beaucoup de difficulté à trouver un éditeur, y compris en France, jusqu’à ce que les éditions Stock aient le courage de faire fi des maintes rumeurs entourant le personnage et de faire fi des accusations – fondées ou non – dans le contexte du « me-too ».

Ce livre est l’opportunité pour Woody Allen d’exposer la réalité de sa vie telle qu’il la ressent. C’est aussi pour lui un exutoire, que le lecteur percevra de deux manières. Tout d’abord il apparait écrit au fil de l’eau à mesure que la pensée de l’auteur évolue : aucune tête de chapitre pendant plus de 500 pages, passage d’un thème à l’autre sans structuration, moult diversion et aparté, etc. Aussi, Woody Allen en profite pour s’épancher sur sa relation avec Mia Farrow et les accusations que cette dernière a portées à son encontre pendant près de 150 pages. Woody Allen a vraiment besoin de faire passer un message…

A minima, on en apprend beaucoup sur l’état d’esprit dans lequel se trouve l’auteur.


Extrait choisi :

« Quand Harlène prit effectivement l’avion et que le mariage fut célébré, j’eus l’impression que les « oui » avaient été échangés au fond d’une chambre d’écho souterraine, comme à ce moment dans Citizen Kane où l’on entend Orson Welles prononcer le mot Rosebud. La cérémonie eut néanmoins lieu dans le salon d’un rabbin (pour faire plaisir à ses parents) et j’imaginai alors le battant d’une chambre forte se refermer sur moi. La porte d’une crypte. Oui, j’aimais Harlène, mais je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait en attendre, ce qui était nécessaire. Il s’ensuivit un véritable cauchemar pour nous deux, qui m’est totalement imputable. Aussi inexpérimentée qu’elle ait été, elle était toujours partante, c’était une belle personne, et elle avait de plus grandes ressources personnelles. Moi, j’échouai piteusement et la rendis malheureuse par la même occasion. » 


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